
Lomé, 15 septembre 2026 – Mieux connaître les ressources marines et côtières pour mieux les gérer. C’est l’ambition de l’atelier national de formation sur la Boîte à outils d’évaluation de l’économie bleue (BEVTK), ouvert ce 15 septembre à Lomé. Organisée conjointement par le Haut Conseil pour la mer (HCM), le Comité des pêches du Golfe de Guinée centre-ouest (CPCO) et l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), cette rencontre se poursuit jusqu’au 18 septembre.
Durant quatre jours, des experts de l’administration publique et des services techniques intervenant dans les différents secteurs de l’économie bleue sont appelés à renforcer leurs connaissances et leur maîtrise des outils d’évaluation des activités marines et côtières.
L’objectif est de permettre aux participants de disposer de données et d’analyses fiables pour éclairer les politiques publiques, améliorer la planification des activités maritimes et favoriser une utilisation durable des ressources.
Des outils au service de la décision
La formation s’inscrit dans le cadre du projet MarEcoPlan, qui accompagne la promotion de la planification spatiale marine dans le Golfe de Guinée. L’initiative entend notamment favoriser une meilleure organisation des activités en mer, tout en intégrant les impératifs de conservation des écosystèmes et de développement économique.
Le projet est mis en œuvre en Côte d’Ivoire, au Ghana et au Togo, avec pour ambition de renforcer la coopération régionale autour de la gestion des ressources marines et côtières.
À travers la BEVTK, les experts sont ainsi appelés à mieux apprécier la contribution des différents secteurs de l’économie bleue, à identifier les opportunités de développement et à mesurer les interactions entre activités économiques, environnement et communautés côtières.

Quatre leviers pour transformer durablement l’économie bleue
MarEcoPlan s’articule autour de quatre principaux axes.
Le premier concerne la planification spatiale marine, destinée à organiser les différents usages de l’espace maritime et à favoriser leur coexistence avec la protection de la biodiversité.
Le deuxième porte sur le paiement des services écosystémiques, qui vise à reconnaître davantage la valeur économique des services fournis par les écosystèmes marins et côtiers.
Le troisième axe concerne les solutions fondées sur la nature, susceptibles d’apporter des réponses durables à l’érosion côtière, aux effets du changement climatique et à la dégradation des habitats.
Le quatrième repose sur le renforcement des capacités, la coordination régionale et la gestion des connaissances, indispensables pour assurer la continuité des efforts engagés et faciliter le partage d’expériences entre les pays du Golfe de Guinée.

Faire de la connaissance un levier de développement
Au-delà de son caractère technique, l’atelier met en évidence un enjeu majeur : la réussite de l’économie bleue dépend largement de la capacité des États à disposer d’experts qualifiés et d’informations fiables pour orienter leurs choix.
Pour le Togo, qui entend davantage valoriser son potentiel maritime tout en renforçant la protection de son littoral, le développement des compétences nationales constitue un atout stratégique.
Une économie bleue durable doit en effet permettre de concilier croissance économique, protection des écosystèmes, sécurité alimentaire, création d’emplois et résilience des communautés côtières.
À travers cette formation, le Togo entend donc renforcer son expertise et participer à l’émergence d’une gouvernance plus cohérente et concertée des espaces marins et côtiers du Golfe de Guinée. Une démarche qui place la connaissance, la coopération régionale et la préservation des ressources au cœur d’un développement maritime durable.