
Dans les villages de la Région des Plateaux, l’accès à l’eau potable connaît un nouveau tournant. Le Togo vient de réceptionner 305 forages équipés de pompes à motricité humaine, réalisés grâce à la coopération avec la République populaire de Chine. Les ouvrages ont été officiellement remis à l’État togolais le 18 septembre 2026 à Abalo Copé, dans le canton de Wahala, préfecture de Haho.
Réalisés dans le cadre du Projet d’hydraulique villageoise portant sur 300 forages, ces ouvrages couvrent 285 villages répartis dans les 12 préfectures de la Région des Plateaux et 32 communes. Ils devraient permettre d’améliorer l’accès à l’eau potable pour plus de 70 000 personnes.
La cérémonie de réception a réuni plusieurs autorités, parmi lesquelles le ministre délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement, Séna Alipui, et l’ambassadrice de Chine au Togo, Wang Min.
Quand l’eau devient un facteur de progrès
Dans les communautés rurales, l’arrivée d’un forage peut transformer profondément le quotidien. Pour les familles, elle signifie une source d’eau plus proche et plus sûre. Pour les femmes et les jeunes filles, elle peut également réduire le temps consacré à la recherche de l’eau.
L’enjeu dépasse donc la seule construction d’infrastructures. L’accès à une eau potable de qualité est étroitement lié à la santé, à l’hygiène, à la scolarisation et aux activités économiques. Il constitue également un élément important de la dignité et du bien-être des populations.
Avec un investissement de 4,387 milliards de FCFA, le projet s’inscrit ainsi dans les efforts engagés par les pouvoirs publics pour renforcer les infrastructures hydrauliques et réduire les inégalités d’accès à l’eau potable entre les territoires.

Préserver les ouvrages pour garantir leur durée
Pour le ministre Séna Alipui, la mise en service de ces forages ouvre une nouvelle responsabilité pour les communautés bénéficiaires. La pérennité des ouvrages dépendra notamment de leur utilisation rationnelle, de leur protection et de leur entretien régulier.
Le ministre a appelé les populations à s’approprier ces infrastructures et à accompagner les mécanismes locaux de gestion qui seront mis en place conformément aux dispositions en vigueur.
Construire un forage est une première étape ; le maintenir fonctionnel dans la durée en est une autre. La gestion communautaire apparaît ainsi comme un élément déterminant pour préserver les investissements consentis et garantir un accès durable à l’eau potable.
La coopération sino-togolaise au service des populations
L’ambassadrice de Chine au Togo, Wang Min, a salué l’achèvement du projet et souligné l’importance de l’accès à l’eau potable pour le développement des communautés rurales.
Selon elle, ces ouvrages constituent une réalisation concrète de la coopération entre les deux pays et témoignent de la volonté de renforcer les actions bénéficiant directement aux populations.
La diplomate a également rappelé que le partenariat sino-togolais couvre plusieurs secteurs, notamment l’agriculture, les infrastructures, la santé, l’éducation et la formation. Elle a réaffirmé la disponibilité de la Chine à poursuivre cette coopération avec le Togo.
Les Plateaux au cœur des investissements hydrauliques
Pour le gouverneur de la Région des Plateaux, le général Dadja Maganawé, la réalisation de ces ouvrages illustre la manière dont les politiques publiques peuvent se traduire concrètement dans la vie quotidienne des populations.
Dans les 285 villages bénéficiaires, ces nouveaux points d’eau devraient contribuer à rapprocher le service essentiel qu’est l’eau potable des ménages.
Cette nouvelle infrastructure hydraulique constitue ainsi un investissement à la fois social et économique. Elle apporte une réponse à un besoin fondamental tout en créant les conditions favorables à l’amélioration de la santé, de l’hygiène et des activités quotidiennes des populations rurales.
Avec ces 305 forages, la coopération sino-togolaise donne une nouvelle dimension à l’accès à l’eau potable dans les Plateaux : celle d’un investissement dont les effets se mesurent directement dans la vie des communautés.