Climat : l’ONU accusé d’avoir « omis » de recommander de manger moins de viande

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Des experts ont accusé l’agence de l’ONU pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) d’avoir omis une consommation moindre de viande parmi ses recommandations destinées à affronter la crise climatique, une mise en cause a été vivement examinée mardi auprès de l’AFP.

Dans un article publié lundi dans la revue scientifique Nature Food, des experts américains, néerlandais et brésiliens jugent que le rapport de la FAO sur les moyens d’éradiquer la faim dans le monde sans dépasser l’élévation globale de température de 1,5°C fixé par les accords de Paris en 2015 « n’est pas à la hauteur ».

Le rapport de la FAO, publié lors de la COP de décembre à Dubaï, « omet des interventions clés au potentiel démontré pour améliorer les résultats en matières environnementales et sanitaires, et notamment la réduction de la production et la consommation de nourriture de source animale », affirment ces experts.

Mais le responsable technique de ce rapport, David Laborde, voit dans ces critiques une « simplification majeure » du rapport, qui, selon lui, affirme que les régimes alimentaires « doivent absolument (changer) pour la santé de la planète et des êtres humains ». , tout en étant « explicite sur l’empreinte carbone » du bétail.

Le bétail représente 12% des gaz à effet de serre causés par l’activité humaine et son impact est appelé à croître avec l’augmentation de la consommation de viande, a rappelé la FAO en décembre.

Ou parmi les 120 actions recommandées par la FAO ne figure pas l’appel à produire ou manger moins de viande ou de produits laitiers, « négligeant ainsi les interventions les plus évidentes et urgentes pour réduire les émissions dues à la production alimentaire ».

Au lieu de cela, le rapport propose d’intensifier l’élevage, en dépit des risques accumulés de résistance aux virus et microbes associés aux grands élevages dans des espaces restreints, selon les experts.

Il ne recommande pas non plus une consommation accrue de légumes, fruits secs et graines, qui sont sources d’émissions « beaucoup plus basses », ajoutées-ils dans l’article de Nature Food.

David Laborde réplique en refusant de « limiter les discussions au problème de la », mettant en garde contre « une simplification excessive, motivée par une vision occidentale ».

  1. « Les deux milliards de personnes qui sont en situation d’insécurité alimentaire et souffrent de malnutrition aujourd’hui ont un régime largement basé sur les plantes. Leur faire la morale sur une solution à base végétale ne les aide pas vraiment », conclut-il.

Avec l’AFP

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