
Après les administrations et services techniques, le Togo poursuit sa politique de préservation de la biodiversité marine des collectivités territoriales, des communautés locales et des organisations de la société civile. C’est dans cette perspective que le Haut Conseil pour la Mer (HCM), avec l’appui de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), renforce la sensibilisation des leaders communautaires sur l’Accord BBNJ.
Pour Dr Lare PENN, chef de cabinet / HCM, l’accord sur la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale, communément appelé Accord BBNJ, constitue un instrument majeur de la gouvernance internationale des océans. Il ouvre notamment des perspectives en matière de coopération scientifique, de renforcement des capacités, de transfert de technologies marines et de participation aux initiatives internationales de conservation.

“Pour le Togo, l’appropriation de ces nouvelles dispositions représente une opportunité de renforcer les actions nationales en faveur de la protection des écosystèmes marins et côtiers. Elle peut également contribuer à promouvoir une économie bleue durable, fondée sur une utilisation responsable des ressources océaniques” a-t’il ajouté.

Une approche participative pour une gouvernance durable des océans
La réussite des politiques de conservation de la biodiversité marine dépend largement de la capacité à associer les acteurs directement concernés. Les collectivités territoriales, en particulier, peuvent contribuer à relayer les politiques nationales au niveau local, tandis que les communautés et les organisations de la société civile constituent des relais essentiels auprès des populations.
“Nous avons jugé utile de sensibiliser les communautés littorales parce qu’elles sont en interaction avec la mer et on ne peut pas parler de conservation durable des océans de la biodiversité marine sans les impliquer. Ces communautés sont en première ligne de l’intérêt et de la bonne qualité des océans et c’est là où elles vont tirer profit de la pêche. Nous avons associé aussi la société civile qui est un relais essentiel entre les communautés et l’état pour pouvoir faire partager les préoccupations au niveau des communautés” a expliqué à Empreinte News Barthelemy Jean Auguste BATIENO, Coordinateur régional du programme WASOP3 et de l’UICN.

Globalement, l’atelier vise à renforcer la compréhension et l’appropriation de l’Accord BBNJ par ces différentes catégories d’acteurs afin de favoriser leur participation au processus de ratification et à la préparation de sa mise en œuvre au Togo.
À travers cette initiative, le HCM et l’UICN entendent poser les bases d’une participation plus inclusive à la gouvernance des océans. Une démarche qui devrait permettre de mieux valoriser les opportunités offertes par l’Accord BBNJ et de consolider les efforts du Togo en faveur d’une biodiversité marine préservée et d’une économie bleue durable.
Autre bonne nouvelle, le soutien de l’UICN permettrait au Togo de passer d’une simple connaissance de l’Accord BBNJ à une véritable capacité nationale de mise en œuvre, en renforçant simultanément les compétences institutionnelles, le cadre juridique, l’expertise scientifique, la participation des parties prenantes et l’accès aux réseaux internationaux.