CFA 2026 : au Togo, 50 615 apprentis mettent leur savoir-faire à l’épreuve

Le savoir-faire des apprentis togolais est au cœur de l’édition 2026 du Certificat de fin d’apprentissage (CFA). Lancées le mercredi 2 septembre sur l’ensemble du territoire national, les épreuves mobilisent 50 615 candidats, dont 3 115 jeunes filles. Une délégation ministérielle s’est rendue dans plusieurs centres de Lomé pour constater le déroulement des examens et encourager les candidats.

Dans les ateliers comme dans les centres d’examen, l’heure est à la concentration. Depuis le 2 septembre, des milliers de jeunes Togolais issus de différentes filières de l’apprentissage démontrent les compétences acquises au cours de leur formation. Le CFA apparaît ainsi comme un moment déterminant pour ces apprentis qui ambitionnent de transformer leur savoir-faire en véritable activité professionnelle.

À Lomé, le démarrage des épreuves a été suivi de près par une délégation composée notamment de Patibouyou Kirong, Directeur de Cabinet du ministère de l’Éducation nationale, de Koffi Vinyo Mensah, Directeur de Cabinet du ministère en charge de l’Artisanat, et de Adewa Sondou, président de l’Union des Chambres Régionales de Métiers (UCRM).

La délégation a effectué une tournée dans plusieurs centres, notamment aux Lycées d’Enseignement Technique et Professionnel d’Adidogomé et d’Agoè-Nyivé Centre. Cette visite avait pour objectif de vérifier les conditions de déroulement des épreuves, mais également d’adresser aux candidats un message de soutien et d’encouragement des autorités.

Le savoir-faire comme passeport vers l’emploi

Le CFA ne constitue pas seulement une épreuve de certification. Il représente, pour de nombreux jeunes, une étape vers l’autonomisation et l’insertion professionnelle. L’examen permet en effet d’évaluer les connaissances et les compétences pratiques acquises pendant la période d’apprentissage.

Plus d’une cinquantaine de spécialités sont concernées par cette session, parmi lesquelles la couture, la coiffure, la menuiserie, la maçonnerie, la tapisserie et la décoration. Les candidats sont appelés à démontrer leur maîtrise technique, leur créativité, mais également leur capacité à produire un travail répondant aux exigences de leur métier.

Au cours de la tournée, les membres de la délégation ont pu apprécier certaines réalisations produites par les apprentis. Pour les responsables, ces œuvres témoignent du potentiel dont disposent les jeunes formés dans les métiers artisanaux.

Encourager le professionnalisme

Au-delà de la réussite à l’examen, les autorités invitent les futurs diplômés à faire du professionnalisme une priorité dans leur vie active. Respect des engagements, qualité des prestations, respect des délais et soin apporté aux finitions sont autant de valeurs appelées à accompagner les apprentis dans leur future carrière.

Cette orientation prend tout son sens dans un secteur considéré comme stratégique pour l’économie nationale. Selon les données communiquées par le gouvernement, l’artisanat représente environ 18 % du PIB togolais et constitue un important pourvoyeur d’emplois.


Une certification tournée vers l’avenir

La session 2026 intervient également dans un contexte de modernisation du dispositif de certification. Les démarches liées au CFA ont été digitalisées, permettant notamment de faciliter l’inscription des candidats et la délivrance des diplômes.

À travers cette réforme et le suivi de terrain effectué lors du démarrage des épreuves, les pouvoirs publics entendent renforcer la qualité de la formation professionnelle et mieux préparer les jeunes aux exigences du marché du travail.

Pour les 50 615 candidats engagés dans cette session, les quelques jours d’examen constituent donc bien plus qu’une simple formalité. Ils représentent l’aboutissement d’un parcours d’apprentissage et, surtout, une opportunité de faire reconnaître officiellement un métier appris, maîtrisé et appelé à devenir un véritable moyen de subsistance.

Le CFA se présente ainsi comme un pont entre l’apprentissage, la qualification et l’emploi, avec en perspective une jeunesse davantage capable de créer de la valeur et de contribuer au développement économique du Togo.

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