Littoral : le Togo passe à l’action pour reconquérir ses plages

Les opérations de libération et de sécurisation des plages sont officiellement entrées dans leur phase opérationnelle depuis le 1er septembre 2026. Le Comité ad hoc chargé de lutter contre l’occupation anarchique du domaine public dans le Grand Lomé et les communes du littoral de la préfecture des Lacs entend ainsi redonner aux plages leur vocation première : des espaces publics accessibles à tous, sécurisés et préservés.

Après une première étape consacrée au marquage des installations concernées, le 27 juillet dernier, puis une période accordée aux occupants et exploitants pour procéder volontairement au démontage de leurs installations, le Comité ad hoc a engagé la phase de démolition et d’enlèvement des structures restées en place.

Mettre fin à l’occupation anarchique

L’opération vise à lutter contre l’occupation irrégulière des espaces relevant du domaine public maritime. Pour les autorités, il s’agit non seulement de garantir la libre circulation et l’accès des populations aux plages, mais aussi de renforcer la sécurité sur le littoral et de préserver l’environnement.

Les installations identifiées lors de l’opération de marquage du 27 juillet avaient fait l’objet de prescriptions précises. Les occupants avaient notamment été invités à mettre à profit le mois d’août pour libérer les espaces concernés et les remettre en état.

Désormais, les installations qui n’ont pas été retirées volontairement font l’objet d’une intervention du Comité ad hoc. Cette phase doit être accompagnée de l’évacuation des matériaux et déchets afin de permettre une remise en état des espaces libérés.

Préserver durablement les espaces libérés

L’enjeu ne se limite toutefois pas à la démolition des installations. Le Comité ad hoc prévoit également la mise en œuvre de mesures destinées à prévenir la reconstitution de nouvelles occupations anarchiques.

Cette approche traduit la volonté d’inscrire l’opération dans la durée. La libération des plages doit ainsi être suivie d’une meilleure protection et d’une gestion plus rigoureuse du domaine public maritime.

Un patrimoine collectif à protéger

Dans son communiqué, le Comité ad hoc rappelle que le domaine public maritime relève de la compétence exclusive de l’État central. Il invite donc les populations riveraines, les occupants, les collectivités territoriales, les organisations professionnelles et les médias à accompagner l’opération.

L’appel lancé est celui du civisme et de la responsabilité collective. La préservation du littoral ne saurait, en effet, reposer uniquement sur les pouvoirs publics. Elle nécessite également l’implication des communautés riveraines et de l’ensemble des acteurs qui vivent et travaillent autour des espaces côtiers.

Le Comité ad hoc assure, pour sa part, vouloir conduire le processus de manière coordonnée et transparente, en tenant compte des exigences de sécurité, de protection de l’environnement et de sauvegarde du patrimoine collectif.

À travers cette opération, le Togo entend ainsi réaffirmer la vocation publique de ses plages et renforcer la protection de son domaine public maritime, dans l’intérêt des générations présentes et futures.

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