Rwanda : l’ONG Human Rights Watch se prononce sur les responsables du génocide

Empreinte News

Le génocide de 1994 au Rwanda, à l’instigation du régime extrémiste hutu alors au pouvoir, a fait plus de 800.000 morts, essentiellement parmi la minorité tutsi, mais aussi chez les Hutu modérés, selon l’ONU.

HRW se félicite qu’« un nombre important de responsables du génocide, y compris d’anciens hauts responsables du gouvernement rwandais et d’autres figures clés à l’origine des massacres, ont depuis été traduites en justice ».

Mais « ces dernières années, plusieurs cerveaux présumés du génocide qui occupaient des fonctions de haut niveau sont décédés ou, dans le cas d’un planificateur présumé, ont été déclarés inaptes à être jugés – soulignant l’urgence de poursuivre la quête de justice », affirme HRW, en référence au cas de Félicien Kabuga.

En juin 2023, un tribunal de l’ONU basé à La Haye a déclaré ce financier présumé du génocide aujourd’hui octogénaire « inapte » à être jugé en raison de capacités mentales « considérablement détériorées ».

« Il est urgent d’accélérer la quête de justice pour s’assurer que les derniers architectes du génocide encore en vie rendent des comptes pour leurs actes avant qu’il ne soit trop tard », a exhorté dans le communiqué la directrice exécutive de HRW, Tirana Hassan.

En novembre, des procureurs internationaux avaient annoncé qu’Aloys Ndimbati, l’un des derniers fugitifs recherchés pour son rôle présumé lors du génocide, accusé d’avoir joué un rôle prépondérant dans l’extermination des Tutsi, était mort au Rwanda en 1997.

Il reste aujourd’hui deux hauts responsables présumés du génocide encore en fuite.

L’ONG a souligné que « la majorité des poursuites pénales liées au génocide ont eu lieu devant les tribunaux rwandais », dans un pays dirigé d’une main de fer par Paul Kagame qui, à la tête de la rébellion du Front patriotique rwandais, a mis fin au génocide.

« Malgré le temps écoulé, les victimes méritent de voir les responsables du génocide et d’autres crimes arrêtés et jugés dans le cadre de procès équitables et crédibles », a affirmé Mme Hassan.

© AVEC AFP

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