Malgré les sanctions, la France finance indirectement la Russie sans le savoir

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Indirectement, la France d’Emmanuel Macron finance la Russie notamment par l’importation croissante d’engrais produits à partir de gaz russe.

Cette situation soulève des questions complexes et des enjeux géopolitiques importants.

La France, a vu ses importations de ces produits augmenter, illustrant une dépendance croissante.

En 2022, le montant payé par la France pour ces engrais a atteint plus de 199 millions d’euros, et en 2023, ce chiffre était déjà supérieur à 109 millions d’euros.

Les producteurs européens d’engrais ont critiqué ce qu’ils perçoivent comme une forme de contournement des sanctions sur le gaz russe.

En effet, le gaz naturel est un composant clé dans la production d’ammoniac, l’ingrédient principal des engrais azotés.

Avec le gaz représentant plus de 80 % des coûts de production de l’ammoniac, les exportations russes d’engrais azotés deviennent une voie indirecte pour la Russie de monétiser son gaz naturel.

Cette situation permet à la Russie de renforcer ses ressources financières, utilisées également dans le cadre de la guerre en Ukraine, tout en maintenant une position stratégique sur le marché mondial des engrais.

Jusqu’à récemment, les engrais étaient exemptés des droits de douane et des sanctions imposées par l’Union européenne, en raison de leur rôle crucial dans la sécurité alimentaire mondiale.

Cependant, les États membres de l’UE ont décidé d’imposer des droits de douane prohibitifs sur les produits agricoles russes, à compter du 1er juillet.

Malgré cette décision, les engrais restent exclus de ces nouvelles restrictions. En 2020, selon la Banque mondiale, la Russie représentait 16 % du commerce mondial d’urée, un engrais azoté essentiel, soulignant son influence considérable sur ce marché.

Ce maintien des importations d’engrais russes suscite des débats stratégiques en France.

 Alors que l’Assemblée nationale intègre dans la législation la notion de « souveraineté alimentaire », des questions se posent sur la dépendance de l’agriculture française à des facteurs de production étrangers, notamment ceux provenant de fournisseurs peu fiables comme la Russie.

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